Economie Politique: page personnelle de Philippe Légé                  

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La crise au prisme du cas espagnol


La zone euro est aujourd'hui au bord de l'explosion en raison de son incapacité à surmonter ses contradictions, en particulier l'hétérogénéité du développement économique dans une union monétaire sans fédéralisme budgétaire. La crise de l'euro a été gérée au fil de l'eau, ce qui s'est révélé parfaitement contre-productif du point de vue capitaliste : la zone euro est actuellement la seule au monde à connaître une croissance négative, il n'y a plus de majorité parlementaire pour soutenir l'austérité en Grèce, et la panique bancaire s'est étendue à l'Espagne qui a du demander le 9 juin 2012 un prêt de 100 milliards d'euros pour recapitaliser ses établissements.

D'où provient cette situation ? La crise mondiale a mis à nu l'approfondissement des divergences productives et des déséquilibres commerciaux de l'Union Européenne, ainsi que l'incapacité des institutions de Maastricht à les résorber. Mais ces aspects spécifiquement européens de la crise actuelle ne doivent pas masquer la source profonde de celle-ci : la faillite du capitalisme néo-libéral. On verra que l'aggravation de la situation de l'Espagne vient justement nous rappeler cette cause initiale (section 1). On s'interrogera ensuite sur les modalités de sauvetage des banques espagnoles : dans un cadre capitaliste, les dirigeants ont-ils d'autres options que d'organiser la socialisation des pertes ? (section 2). Enfin nous verrons les raisons pour lesquelles le cas espagnol est au cœur du débat sur la croissance animant actuellement les dirigeants européens (section 3).

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